Il a disparu des écrans de M6, mais Stéphane Plaza n’a visiblement pas disparu des radars du monde audiovisuel !

Ce jeudi 15 octobre, de nouvelles informations reviennent sur les confidences de l’ancien animateur, qui assure avoir reçu plusieurs propositions pour retrouver le petit écran.

Une perspective qui ne manque pas d’interroger, quelques semaines seulement après sa condamnation en appel à 18 mois de prison avec sursis pour violences envers deux anciennes compagnes. Ses avocats ont engagé un pourvoi en cassation.

Et franchement, la télévision a-t-elle la mémoire aussi courte ?

Pendant près de vingt ans, Stéphane Plaza a incarné le sympathique agent immobilier de M6. Sourires, maladresses, plaisanteries et proximité avec les téléspectateurs : il était devenu l’un des visages les plus populaires du paysage audiovisuel français.

Mais une image sympathique ne constitue pas un passe-droit.

Bien sûr, chacun doit pouvoir poursuivre une activité professionnelle et envisager une reconstruction. L’ancien animateur affirme d’ailleurs vouloir se concentrer sur l’immobilier, sans annoncer de véritable retour à la télévision.

Mais retrouver un emploi et retrouver une place privilégiée dans le salon de millions de Français, ce n’est pas exactement la même chose !

Car la télévision ne se contente pas de donner du travail. Elle offre une exposition considérable, une influence et parfois une forme de légitimité publique.

Et les chaînes ont aussi une responsabilité dans les personnalités qu’elles choisissent de mettre en avant.

Faut-il bannir définitivement toute personne condamnée des écrans ? Non. Ce serait une réponse beaucoup trop simpliste.

Mais faut-il considérer que quelques mois d’absence suffisent à tourner la page ? Certainement pas davantage.

Le pardon ne se programme pas entre deux coupures publicitaires !

Ce qui interroge, finalement, c’est cette capacité du monde du divertissement à envisager des retours médiatiques alors même que la question de la confiance reste entière.

Stéphane Plaza lui-même reconnaît que celle-ci doit se reconstruire avec le temps.

Une réflexion plutôt juste. Encore faudrait-il que l’industrie audiovisuelle accepte, elle aussi, de laisser ce temps faire son œuvre.

Pour l’instant, aucune chaîne n’a officialisé de projet avec lui. Et c’est une distinction importante.

Mais si un retour devait un jour se concrétiser, il mériterait un véritable débat.

Car avoir été aimé du public ne devrait jamais dispenser de répondre aux questions que pose son passé.

La télévision peut offrir une seconde chance. Elle ne devrait simplement pas la distribuer comme une récompense automatique à ceux qui ont fait ses belles audiences.

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