Christophe Pinna n’a visiblement pas l’intention de tourner la page ! Après avoir vivement critiqué l’évolution de la « Star Academy », l’ancien professeur de sport du château s’en prend désormais à ceux qui ont osé lui répondre.

Dans de nouvelles déclarations relayées ce jeudi 15 octobre, l’ancien champion de karaté règle ses comptes avec Sofia Morgavi et Christophe Beaugrand.

À la professeure de chant, qui avait défendu les valeurs d’ouverture et de diversité du programme, il adresse une réponse particulièrement sèche : « Elle ferait mieux de rester à sa place. »

Quant à Christophe Beaugrand, accusé d’avoir mal interprété ses propos, il se retrouve directement attaqué sur ses compétences de journaliste.

Mais enfin, depuis quand donner son opinion interdit-il aux autres d’en faire autant ?

Revenons au point de départ. Christophe Pinna avait expliqué ne plus se reconnaître dans certaines orientations de la « Star Academy », critiquant notamment la place accordée aux drag-queens, qu’il ne considère pas comme porteuses des bonnes valeurs à transmettre aux jeunes.

Des convictions qu’il revendique et qu’il a parfaitement le droit d’exprimer.

Mais Sofia Morgavi possède exactement cette même liberté lorsqu’elle défend une conception plus ouverte de l’expression artistique.

La liberté d’expression n’est pas un privilège réservé à celui qui parle le premier !

Et c’est précisément ce qui dérange dans cette nouvelle sortie.

Christophe Pinna réclame le respect de ses valeurs, mais semble beaucoup moins disposé à accepter que d’autres personnalités puissent les contester publiquement.

Quant à demander à une collègue de rester à sa place, voilà une drôle de manière de défendre le dialogue !

Il y avait pourtant matière à une véritable discussion sur l’évolution de la « Star Academy », sur son rôle auprès des jeunes et sur la place accordée aux différentes formes d’expression artistique.

Mais à force de personnaliser les désaccords, le débat se transforme en concours de petites phrases assassines.

Et franchement, ce n’est pas en haussant le ton qu’on donne davantage de poids à ses arguments.

Christophe Pinna a marqué l’histoire du programme et son expérience mérite d’être entendue. Mais son passé prestigieux ne lui confère aucune autorité particulière sur ce que doivent penser ses anciens collègues.

La société évolue, les émissions aussi. On peut parfaitement regretter certains changements sans considérer ceux qui les défendent comme des adversaires à remettre au pas.

Au fond, cette polémique illustre une contradiction devenue presque banale : chacun revendique le droit de dire ce qu’il pense, jusqu’au moment où quelqu’un ose lui répondre.

Christophe Pinna veut qu’on respecte ses opinions ? Très bien. Qu’il commence par respecter le droit des autres à ne pas les partager !

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