Mimie Mathy défend Patrick Bruel : le soutien de trop ?
03 sept. 2026Mimie Mathy a voulu défendre Patrick Bruel. Elle a surtout déclenché une nouvelle polémique.
Invitée de Marc-Olivier Fogiel sur RTL mercredi 2 septembre, la comédienne a réagi à l’annulation de la tournée du chanteur, visé par plusieurs plaintes pour violences sexuelles et mis en examen dans plusieurs dossiers. Patrick Bruel conteste les faits et continue de défendre son innocence.
Mimie Mathy s’est dite « très triste » qu’il se sente obligé d’annuler ses concerts alors que la justice n’a pas encore tranché. Mais c’est surtout une phrase qui a retenu l’attention : selon elle, Patrick Bruel aurait été « plus harcelé que harceleur ».
Une phrase qui a immédiatement fait réagir
Le problème n’est pas tant que Mimie Mathy rappelle la présomption d’innocence.
Sur ce point, le principe est clair : tant qu’un jugement définitif n’est pas intervenu, Patrick Bruel reste présumé innocent.
Ce qui a choqué, c’est davantage la manière dont la comédienne a formulé son soutien.
Dire qu’un homme visé par de nombreuses accusations aurait été « plus harcelé que harceleur » revient à déplacer brutalement le regard vers lui, alors que plusieurs femmes ont engagé des procédures judiciaires.
Corinne Herrmann, avocate de plusieurs plaignantes, a d’ailleurs estimé sur RTL que ces propos allaient « choquer les plaignantes ».
C’est là que le soutien amical devient beaucoup plus délicat.
Défendre un proche sans minimiser les accusations
Mimie Mathy connaît Patrick Bruel depuis longtemps, notamment à travers les Enfoirés.
Il est donc compréhensible qu’elle puisse ressentir de la tristesse face à sa situation ou regretter qu’une tournée entière soit annulée avant qu’une décision judiciaire définitive ne soit rendue.
Elle insiste d’ailleurs sur un autre aspect : les conséquences économiques de ces annulations pour les techniciens et les équipes qui travaillent autour du chanteur. Elle estime également que le public devrait pouvoir décider lui-même s’il souhaite ou non assister à ses concerts.
Mais soutenir quelqu’un que l’on connaît personnellement ne donne pas davantage d’informations sur ce qui s’est réellement passé.
C’est là toute la difficulté.
Mimie Mathy peut témoigner du Patrick Bruel qu’elle connaît. Elle ne peut pas, à partir de cette expérience personnelle, mesurer la crédibilité des accusations portées contre lui.
Et c’est précisément ce qui rend certaines formulations aussi sensibles.
« C’est un séducteur » : une défense qui peut également déranger
Dans son entretien, Mimie Mathy décrit aussi Patrick Bruel comme « un séducteur ».
Là encore, l’intention semble être de distinguer un comportement de séduction de faits pénalement répréhensibles.
Mais dans ce type d’affaire, le vocabulaire compte énormément.
Parler de séduction lorsqu’il est question d’accusations de violences sexuelles peut être perçu comme une manière de banaliser ou de reformuler des faits beaucoup plus graves.
Cela ne signifie pas que Mimie Mathy nie volontairement la parole des plaignantes. Elle rappelle elle-même que c’est à la justice de décider.
Mais une défense peut produire un effet très différent de celui recherché.
Dominique Besnehard lui apporte son soutien
Mimie Mathy n’est d’ailleurs pas la seule personnalité à s’être exprimée dans ce sens.
Dominique Besnehard, qui connaît Patrick Bruel depuis ses débuts, a lui aussi estimé auprès de RTL que le chanteur avait été « plutôt harcelé » à une période de sa vie, tout en affirmant vouloir attendre le travail de la justice avant de porter un jugement.
Sa déclaration comporte toutefois une nuance particulièrement notable : il reconnaît qu’avec l’âge, Patrick Bruel aurait peut-être eu davantage de mal à accepter qu’on lui dise « non ».
Une phrase qui montre bien à quel point il est difficile de défendre publiquement une personnalité dans une affaire de cette nature sans ouvrir immédiatement de nouvelles questions.
La présomption d’innocence ne doit pas effacer les plaignantes
C’est probablement là que se situe le vrai équilibre à trouver.
Patrick Bruel a le droit d’être défendu. Il a le droit de contester les accusations. Ses proches ont également le droit de rappeler qu’ils connaissent un homme différent de celui décrit dans certaines plaintes.
Mais les femmes qui l’accusent ont elles aussi droit à ce que leur parole ne soit pas balayée avant même que la justice ait travaillé.
La présomption d’innocence ne signifie pas que les accusations n’existent pas.
Et rappeler l’une ne devrait pas conduire à minimiser les autres.
Mimie Mathy voulait probablement défendre un homme qu’elle connaît depuis longtemps.
En choisissant une formule aussi forte, elle a surtout montré à quel point, dans ce type d’affaire, quelques mots peuvent suffire à faire basculer un soutien personnel en polémique publique.
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