Faustine Bollaert : pourquoi sa fille ne veut pas de smartphone

Faustine Bollaert connaît particulièrement bien les conséquences que peuvent avoir les réseaux sociaux et les conversations de groupe chez les adolescents. À travers les nombreux témoignages qu’elle recueille dans ses émissions, l’animatrice est régulièrement confrontée aux questions de harcèlement scolaire, de cyberharcèlement ou encore de pression sociale.

Et forcément, cette expérience influence aussi sa manière d’aborder le smartphone avec ses propres enfants.

Interrogée récemment par le média Lou, la présentatrice de Ça commence aujourd’hui a expliqué que ses enfants ne possédaient pas de téléphone personnel.

Mais dans le cas de sa fille Abbie, la situation est encore plus étonnante : celle-ci n’en réclamerait tout simplement pas.

Selon Faustine Bollaert, l’adolescente estime qu’elle n’en a pas besoin et perçoit elle-même l’univers du smartphone comme potentiellement toxique.

Une position qui rejoint largement celle de sa mère.

L’animatrice résume d’ailleurs sa vision par une formule particulièrement directe : « téléphone = embrouille ».

Un constat qu’elle relie directement à son métier. Au quotidien, Faustine Bollaert reçoit régulièrement des témoins venus raconter des histoires liées au harcèlement scolaire, mais également aux groupes de discussion et à la pression que ceux-ci peuvent provoquer chez les plus jeunes.

Pour autant, il ne s’agit pas de couper totalement ses enfants du numérique.

Sa fille peut notamment accéder à YouTube et à différents contenus en ligne, mais depuis la maison et dans un espace commun. Faustine Bollaert explique également lui avoir permis de créer un groupe privé avec des personnes qu’elle connaît afin de pouvoir échanger des messages, des photos ou encore des GIF.

L’idée est donc davantage de contrôler le cadre que d’interdire complètement les usages numériques.

Pas de smartphone personnel toujours disponible dans la poche, mais un accès à certains services lorsque les conditions sont jugées adaptées.

Le témoignage de Faustine Bollaert arrive alors que la place du téléphone chez les plus jeunes continue d’alimenter les discussions, notamment avec la rentrée scolaire.

Un sujet auquel l’animatrice est forcément particulièrement sensible.

Depuis 2017, Ça commence aujourd’hui donne quotidiennement la parole à des anonymes confrontés à des situations parfois difficiles. Les dangers du numérique, la pression sociale ou encore le harcèlement font régulièrement partie des thèmes abordés.

À force d’entendre ces histoires, Faustine Bollaert reconnaît donc avoir développé une certaine méfiance vis-à-vis du téléphone lorsqu’il est confié très jeune à un enfant.

Mais dans sa famille, elle n’a visiblement pas besoin de mener une grande bataille sur le sujet.

Sa fille semble pour l’instant partager exactement le même avis.

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